Samedi 19 novembre
Notre humanité. D’Aristote aux neurosciences (Fayard)
De 10h30 à 12h30
Couvent des Dominicains – 7 av. Salomon – Lille – Tramway Saint-Maur
En partenariat avec le Couvent des Dominicains de Lille
En présence de l’auteur :
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Francis Wolff
Professeur de philosophie à l’École Normale Supérieure
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Discutant : Alain Prochiantz
Professeur au Collège de France, membre de l’Académie des Sciences, directeur de recherches au CNRS, directeur du laboratoire de biologie de l’École Normale Supérieure
A notamment publié : Génétique, évolution, développement (de vive voix) ; Géométries du vivant (fayard)
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Modération: Pascal David
Professeur de philosophie, lycée Saint-Thomas d’Aquin (Oullins)
Qu’est-ce qu’un homme ? A la fin du siècle dernier, l’homme a changé. Il est désormais déterminé par ses gènes et ne pense plus que parce qu’il a un cerveau. C’est « l’homme neuronal » des neurosciences, des sciences cognitives et de la biologie de l’évolution. Une nouvelle figure de l’homme qui n’est plus qu’un « animal comme les autres ». Pour comprendre cette révolution dans l’ordre du savoir et en décrypter les conséquences morales et politiques, Francis Wolff propose de prendre du recul. Il distingue quatre figures de l’homme qui se sont succédé dans le temps, depuis l’homme antique, défini par Aristote comme un « animal rationnel », jusqu’à la figure de l’homme qui se déploie aujourd’hui, en passant par l’homme classique, défini par Descartes comme la « substance pensante étroitement unie à un corps » qui a permis la physique moderne, et l’homme du XXème siècle, construit sur l’opposition entre la nature et la culture, l’homme des sciences humaines, de l’ethnologie, de la sociologie et de la psychanalyse. Qu’est-ce que les neurosciences ? Qu’est-ce qu’un animal ? Y a-t-il encore une place pour les sciences humaines ? Un nouvel humanisme universaliste est-il envisageable ?
La force d’un malentendu. Essais sur l’art et la philosophie de l’art (Éditions Théoriques)
De 11h à 13h
FNAC - 20 rue St Nicolas – Lille
En présence de l’auteur :
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Jean-Pierre Cometti
Professeur de philosophie à l’université de provence
A notamment publié : Qu’est-ce que le pragmatisme ? (gallimard) ; Qu’est-ce qu’une règle ? (vrin)
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Présentation: Sophie Djigo
Professeur de philosophie au Lycée Alexandre Ribot à Saint-Omer
Dans La Force d'un Malentendu, Jean-Pierre Cometti interroge les approches philosophique et critique de l'art. Leur point commun est généralement leur attachement, qui est aussi le nôtre, à un certain nombre de "fétiches", comme l’œuvre d'art. Cometti propose d'expliciter ce que suppose une telle image de l'art qui nous le donne à voir à travers ces objets que sont les œuvres, et dont la critique tente de discerner les propriétés esthétiques spécifiques, comme autant de critères du Beau. Substituant le faire à l'être, Cometti suggère de saisir l'art à travers ses usages et ses conditions de fonctionnement, selon une esthétique pragmatique radicale.
Paléontologie, archéologie : critiques de l’histoire ?
De 11h à 13h
Palais des Beaux Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille
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Claudine Cohen
Philosophe, historienne des sciences et écrivain, maître de conférences à l’EHESS
A notamment publié : la méthode de zadig. la trace, le fossile, la preuve (seuil)
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Laurent Olivier
Archéologue, Conservateur du département des âges du Fer au Musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye, professeur à l’École du Louvre, enseignant à l’École Pratique des hautes études
A notamment publié: Le sombre abîme du temps. mémoire et archéologie (seuil)
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Modération : Gérard Engrand
Philosophe, ancien directeur de l’École Nationale d’Architecture et du Paysage de Lille, a enseigné à l’École polytechnique fédérale de Lausanne
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et Véronique Decaix
Agrégée de philosophie
Les deux ouvrages cités, d’objets, de factures et de tonalités fort différents, interrogent ce que Ginzburg désigne comme l’originalité épistémologique des sciences historiques. C. Cohen, revisitant l’histoire de la paléontologie, L. Olivier au travers d’une réflexion sur le métier d’archéologue, questionnent une vision simpliste - trop rationaliste ?- de l’histoire. Que penser de pratiques scientifiques où « le flair, le coup d’œil, l’intuition » jouent des rôles primordiaux, à l’égal du raisonnement rationnel ? Où il apparaît si difficile de proposer une ligne de partage fiable entre histoire et mémoire ?
Le ciment des choses (Ithaque)
De 15h à 17h
FNAC - 20 rue St Nicolas – Lille
En présence de l’auteur :
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Claudine Tiercelin
Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de métaphysique et de philosophie de la connaissance
A également publié : Lla pensée-signe: études sur peirce (chambon); La connaissance métaphysique (fayard); Le doute en question (l’éclat) ; Hilary Putman, l’héritage pragmatique (puf)
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Présentation: Alain Cambier
Docteur en philosophie professeur de chaire supérieure en classes préparatoires au Lycée Faidherbe de Lille.
Que ce soit en morale, en sciences ou en philosophie, la dénégation du réel est à la mode, mais conduit nécessairement à l'impasse du relativisme : elle ne peut nous soustraire au choc réactif de l'existence. Le principe de réalité nous invite, au contraire, à reconnaître le "ciment des choses". Claudine Tiercelin démontre que seule une métaphysique scientifique réaliste peut en explorer la nature irréductible, afin de favoriser notre prise effective sur les propriétés dispositionnelles du monde.
Reconstruire l’histoire : l’indice, la trace, la preuve
De 15h à 17h
Palais des Beaux Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille
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Carlo Ginzburg
Historien et historien de l’art italien contemporain, professeur à l’Université de Bologne
A publié : À distance. Neuf essais sur le point de vue en histoire (gallimard) ; Un seul témoin (bayard centurion) ; Le fromage et les vers. l'univers d'un meunier du xvie siècle (aubier –montaigne) ; Rapports de force. histoire, rhétorique, preuve (seuil) ; Le sabbat des sorcières (gallimard) ; Le juge et l’historien. considérations en marge du procès Sofri (verdier)
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Claudine Cohen
Philosophe, historienne des sciences et écrivain, maître de conférences à l’EHES
A notamment publié : La méthode de Zadig. La trace, le fossile, la preuve (seuil) ; La femme des origines. Images de la femme dans la préhistoire occidentale (herscher) ; Science, libertinage et clandestinité à l’aube des lumières (puf)
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Alain Corbin
Historien
A notamment publié : Histoire de la virilité, avec george vigarello et jj courtine (seuil) ; L’harmonie des plaisirs. les manières de jouir du siècle des lumières à l’avènement de la sexologie (perrin) ; Le territoire du vide. l’occident et le désir du rivage, 1750-1840 (flammarion)
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Modération: Véronique Decaix
Agrégée de philosophie
Quelle méthode l’historien met-il en œuvre pour reconstruire les faits et restituer le fil qui les lie avec objectivité ? Ou comment faire de l’histoire ? Cette rencontre avec Carlo Ginzburg nous permettra d’interroger la validité épistémologique des concepts de preuve, de trace et d’indice en historiographie, tout en abordant la question du « perspectivisme » inhérent à la méthode et en particulier du point de vue que l’historien doit adopter sur la narration des témoignages vécus.
Le cyclisme comme exercice spirituel : de l’affûtage du muscle au supplément d'âme
De 16h à 18h
Espace Jean Noël – Bouvines
En partenariat avec l’association des Amis de Paris-Roubaix et la ville de Bouvines
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Avec la participation de Jean-Marie Leblanc
Ancien président du tour de france
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Jean-François Balaudé
professeur de philosophie et directeur de l'UFR PHILLIA à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense, directeur-adjoint de l'Institut de Recherches Philosophiques
A récemment publié : : « Haute intensité. une approche philosophique du cyclosport » (dans activité physique et exercices spirituels, vrin) ; Le savoir-vivre philosophique. empédocle, socrate, platon (grasset)
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Xavier Garnotel
Docteur en anthropologie à Aix Marseille 1, professeur d’EPS
A notamment publié : Le peloton cycliste. Éthnologie d’une culture sportive (harmattan)
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Modération: Charles Capet
Doctorant en philosophie à l’Université de Lille 3, UMR « Savoirs, Textes et langage », professeur de philosophie au Lycée Giraux Sannier de Saint-Martin-Boulogne
Accueillie par la commune de Bouvines et Les amis du Paris-Roubaix, cette conférence croise des lectures philosophiques et anthropologiques du cyclosport. Dans la pratique cycliste, l’esprit est tout entier au service du corps, et le corps se fait pur mouvement et pur souffle. L’effort et la recherche de la performance donnent accès à un plan d’existence exceptionnel. Comprendre ce « sport individuel en équipe », c’est penser une culture sportive à part entière. En pensant le vélo, cette table ronde décrira ce qu’on appelle penser à vélo.
Foucault, Deleuze, Althusser et Marx. La politique dans la philosophie (Demopolis)
De 17h à 19h
FNAC - 20 rue St Nicolas – Lille
En présence de l’auteur :
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Isabelle Garo
Professeur de philosophie
A également publié : L’idéologie ou la pensée embarquée (la fabrique) ; Marx : une critique de la philosophie (seuil)
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Présentation: Gérard Briche
Professeur de philosophie à l’ersep de tourcoing
Foucault, Deleuze et Althusser ont été déterminants pour toute la génération intellectuelle des années soixante et soixante-dix. L’originalité de l’ouvrage d’Isabelle Garo est de montrer que ces trois auteurs se sont en fait chacun définis par une explication avec la tradition marxiste. Et qu’à travers eux, ce qui caractérise la pensée philosophique de toute une époque, c’est un rapport très particulier à cette tradition.
La justice au quotidien: histoires insoumises d'un combat ordinaire
De 17h30 à 19h30
Palais des Beaux Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille
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Roberto Scarpinato
Magistrat anti-mafia, procureur général auprès de la cour d’appel de Caltanissette (Sicile)
A récemment publié : Le dernier des juges (la contre allée); Il ritorno del principe (chiarelettere)
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Letizia Battaglia
Photographe et photojournaliste engagée dans la lutte contre la mafia, éditrice, responsable de la revue Mezzocielo
A publié : Letizia Battaglia. Passion Justice Liberté (actes sud) ; (avec franco zecchin) Chroniques sicilliennes (centre national de la photographie)
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Isabelle Prévost-Deprez
Magistrate, présidente de la 15e chambre du Tribunal de Grande Instance de Nanterre, chargée des affaires financières
A publié : Une juge à abattre (fayard) ; (avec thierry colombié) Le secret d’Arcadia et l’affaire Coobra – le secret d’Arcadia 2 (fayard) ; (participation à l’ouvrage de gérard davet et fabrice lhomme) sarko m’a tuer (stock)
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Modération: Anna Rizzello
Traductrice et lectrice de philosophie
Deux pays, trois vies et un dénominateur commun: la passion de la justice. Comment, face à une corruption grandissante et à la faiblesse de moyens mis à disposition pour la combattre, peut-elle aujourd'hui être envisagée et pratiquée ? Et comment un artiste peut-il s'associer à cette lutte en faisant de son œuvre un instrument de dévoilement des injustices pour la société toute entière?
Pratiques d’interprétation : l’historien et le psychanalyste
De 20h à 22h
Palais des Beaux Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille
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Carlo Ginzburg
Historien et historien de l’art italien contemporain, professeur à l’Université de Bologne
A notamment publié : Mythes, emblèmes, traces ; morphologie et histoire (verdier) ; Le fil et les traces. vrai faux fictif (verdier) ; Les batailles nocturnes. sorcellerie et rituels agraires aux xvième et xviième siècles (flammarion)
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Sabine Prokhoris
Psychanalyste, agrégée de philosophie
A publié: la psychanalyse excentrée (puf); fabriques de la danse, (co-écrit avec simon hecquet) (puf); le sexe prescrit (aubier)
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Présentation: Denis Thouard
Docteur ès lettres, directeur de recherches au CNRS
A notamment publié: Le partage des idées. Études sur la forme de la philosophie (CNRS editions); L’interprétation des indices. Enquête sur le paradigme indiciaire autour de Carlo Ginzburg (compte-rendu d’un colloque) (presses universitaires du septentrion)
Carlo Ginzburg revendique l'héritage de Freud comme celui de l’historien d’art Morelli pour penser son propre travail. Il semble qu'à l'aune des réflexions de cet historien, on puisse réfléchir à de possibles points de connivence entre la manière dont il interprète les archives et l'écoute analytique. En outre, il partage avec la théorie analytique une difficulté théorique majeure : celle de l’articulation entre contingence historique et morphologie structurale, de l’entrelacement de ce qui constitue le sujet et de ce qui le fait parler.