Lundi 14 novembre

La voix déliée (Hermann)

De 16h à 18h
FNAC - 20 rue St Nicolas - Lille

en présence de l’auteur:

  • Bernard Baas
    Agrégé et docteur en philosophie, professeur de philosophie en khâgne au Lycée Fustel de Coulanges et en classes préparatoires économiques et commerciales au Lycée Kléber de Strasbourg.
    A notamment publié: Le désir pur – parcours philosophique dans les parages de jacques lacan (ed. peeters, louvain) ; De la chose à l’objet – jacques lacan et la traversée de la phénoménologie (ed. peeters, louvain) ;  Le rire inextinguible des dieux (ed. peeters, louvain)
  • Présentation: Catherine Kintzler
    Philosophe professeur émérite de l’université lille 3 animatrice du blog Mezetulle.
L'expérience atteste que la voix est intimement liée à la parole et au sujet parlant. Pourtant, dans cette parole même, la voix tend à se délier du discours et à faire entendre sa résonance propre. Telle est la voix déliée. C'est la voix appelante dont l'intonation résonne dans le sujet pour requérir de lui qu'il s'arrache aux arguties du discours. C'est aussi la voix chantante qui cherche à s'affranchir de la parole pour jouir librement d'elle-même. De diverses manières, la voix déliée met en jeu la jouissance de ce que Lacan nommait la « pulsion invocante » : voix cruelle de l'injonction morale, voix de la dette de l'existence, voix de la jouissance musicale ... Ce sont ces diverses modalités de la voix qui sont ici explorées en compagnie de Platon, Rousseau, Kant, Hegel, Kierkegaard, Lacan, Mozart, Leibniz, Bach  ...

Les enjeux éthiques et médicaux de la médecine personnalisée. L'exemple du diabète

De 18h à 20h 
Salle Multimédia de l’hôpital Claude Huriez – rue Polonovski – Lille – M° CHR Oscar Lambret

En partenariat avec la MESHS, l’EGID, Eurasanté et le CHRU

  • Philippe Barrier
    Philosophe, docteur en sciences de l’éducation, professeur associé à l'espace éthique AP-HP
    A publié : La blessure et la force (puf) ; (avec charly osinski) Comment vit-on avec le diabète ? (frison-roche)
  • François Pattou
    Praticien hospitalo-universitaire au chru de lille et à l'Université Lille 2, directeur du laboratoire INSERM U859, biothérapies du diabète
  • Modération: Pierre Fontaine
    Diabétologue-endocrinologue professeur au CHRU  de Lille
Pour le malade, la maladie est ce qui l'individualise. Elle reste attachée à son expérience. La médecine quant à elle, traite essentiellement le symptôme, l'universel au-delà du particulier et du patient lui-même. Le rôle du médecin, du praticien hospitalier demeure certes bien de soigner en général, mais d'accompagner aussi l'expérience de la maladie comme une expérience propre, individuelle et constituante. La médecine personnalisée se doit de prendre en compte cette perspective proprement vivante et non technicienne du soin. Le diabète, maladie de longue durée, maladie « à vivre », constituera un exemple privilégié de cette cohabitation durable entre pathologie et vie ordinaire.

Lectures croisées : Jean-Philippe Rameau, splendeur et naufrage de l’esthétique du plaisir à l'âge classique (Minerve) et  La pensée musicale de T.W. Adorno : l’épique et le temps (Beauchesne)

De 19h à 21h
Palais des Beaux-Arts - grand auditorium - Place de la République - Lille

En présence des auteurs :

  • Catherine Kintzler
    Professeur émérite de philosophie et d’esthétique à l’université Lille 3, animatrice du blog Mezetulle
    A notamment publié : Jean-philippe rameau, splendeur et naufrage de l’esthétique du plaisir à l'âge classique (minerve) ; Poétique de l'Opéra français de Corneille à Rousseau (minerve) ; Théâtre et opéra à l’âge classique (fayard)
  • Anne Boissière
    Professeur d’esthétique à l’université Lille 3 et directrice du Centre d’Étude des Arts Contemporains
    A notamment publié: (avec c. kintzler) Approche philosophique du geste dansé. de l’improvisation à la performance (septentrion); La pensée musicale de theodor w adorno. l’épique et le temps (beauchesne); Adorno, la vérité de la musique moderne (septentrion)
La question de la musique n'est pas celle d'une sphère séparée. Chez Adorno, elle relève d'une position globale, celle de la philosophie dans son rapport au XXe siècle. » écrit Anne Boissière. De son côté, Catherine Kintzler écrit : « L'opéra classique français était enraciné dans le terrain d'une très grande philosophie », et d'ajouter que Rousseau, pour en saper les fondements, pouvait s'autoriser d'une grande philosophie : la sienne. Ainsi la question de la musique n'est pas et n'a jamais été insulaire. Mais son lien à la philosophie demande une exigence méthodologique attentive au détail et au concret des œuvres. Aucune philosophie « clés en mains » n'est en mesure d'éclairer la musique ou l'opéra : ce sont au contraire les questions musicales et théâtrales, prises au sérieux et au plus près, qui requièrent la constitution (ou la reconstitution) point par point d'une philosophie, révélant ainsi l'omniprésence et la puissance de la pensée.

2011