Vendredi 26 novembre

Le football (Chouette Penser, Gallimard)

De 14h30 à 16h30

Collège Paul Langevin - Avion

En présence de l’auteur :

  • Didier Deleule
    Philosophe, professeur émérite de l’Université Paris X Nanterre
    a récemment publié : Francis Bacon ou la réforme du savoir (Herman) ; Le nouveau prolétariat (PUF)
  • Présentation: Samuel Mbulungu
    Professeur de philosophie au lycée Pablo Picasso d’Avion

Un match de football est l'illustration des rapports sociaux que les hommes entretiennent les uns avec les autres. Il met en scène tous les éléments de ce qu'on appelle le « tissu social » : l'amour-propre, le sens de l'honneur mais aussi l'intérêt. La rivalité n'exclut pas la solidarité, l'ambition personnelle n'est pas incompatible avec l'entraide. Le match de football condense ainsi, dans cet espace délimité qu'on appelle le « terrain », ce que le philosophe Kant appelait l'« insociable sociabilité » des rapports humains : tout en ne cessant de s'affronter, les hommes ne peuvent pas se passer les uns des autres.

L’impatience de la liberté. Éthique et politique chez Michel Foucault (Kimé)

De 15h à 17h 
FNAC - 20 rue St Nicolas – Lille

en présence de l’auteur :

  • Nicolas-Alexandre Dupont
    Docteur en philosophie de l’université de genève
  • Présentation: Karine Bocquet
    Professeur de philosophie au lycée marguerite de flandre à gondecourt
Contre une lecture qui verrait dans « le dernier Foucault » un repli stratégique du philosophe pour opérer un retour au sujet en actant l’abandon du souci de la chose commune, il s’agit ici de montrer que l’exigence de communauté est la signification même de l’ensemble de son travail philosophique. En s’attachant au « livre-expérience » voulu par Foucault, on peut comprendre que loin d’abandonner la politique au profit de l’éthique, le philosophe déploie son œuvre sur un horizon à la fois éthique et politique : éthique par l’appel à se déprendre de soi-même, politique par la capacité à imaginer les choses autrement qu’elles ne sont. Le « travail sur nos limites » - objet que se donnait l’historien du présent - prend alors toute sa signification dans la notion de communauté à venir.
 

L’avènement de la démocratie. A l’épreuve des totalitarismes (Gallimard)

De 16h à 18h 
Palais des Beaux-Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille

  • Marcel Gauchet
    Directeur d'études à l'ehess et rédacteur en chef de la revue le débat
    A notamment publié : (collectif) conceptualiser la démocratie (société française de philosophie), la démocratie contre elle-même (gallimard), l’avènement de la démocratie. tome i la révolution moderne ; tome ii la crise du libéralisme (gallimard)
  • Présentation: Nicolas Righi
    Professeur de philosophie aux lycées albert châtelet de douai et arthur rimbaud de sin-le-noble
Les totalitarismes ne se contentent pas de combattre les démocraties « bourgeoises », ils en procèdent, ils en révèlent les problèmes en prétendant les dépasser. Ils leur lancent un défi qu’elles sont mises en demeure de relever. D’où les totalitarismes ont-ils pu sortir ? Marcel Gauchet montre qu’ils sont à comprendre comme des « religions séculières », antireligions religieuses résultant d’une phase spécifique et périlleuse du processus de sortie de la religion. Gauchet analyse trois « expériences » totalitaires : le bolchévisme, le fascisme et le nazisme et tente d’éclairer par contraste les transformations profondes qu’a connues la démocratie, notamment après 1945.

L’invention du monde. Une géographie de la mondialisation (Presses de Sciences Po)

De 17h à 19h 
FNAC - 20 rue St Nicolas – Lille

En présence des auteurs:

  • Jacques Lévy
    Géographe
    A notamment publié : la carte, enjeu contemporain (la documentation française) ; ( avec michel lussault) dictionnaire de la géographie et de l’espace des sociétés (belin) ; le tournant géographique (belin)
  • Patrick Poncet
    Géographe
    A également publié : (avec jacques lévy) la carte, enjeu contemporain (documentation française) ; l’australie du tourisme ou la société de conservation (thèse paris vii)
Emergence d'un ou plusieurs espaces pertinents sur l'étendue de la planète Terre, la mondialisation est fondamentalement un événement géographique, le premier de cette ampleur à être explicité, pensé et discuté, en même temps qu'il se produit. La mondialisation change les sciences sociales. Elle oblige à revoir des cadres de pensée liés au cadre national dans lequel et pour lequel ils ont été construits. En géographie, c'est notamment le cas des notions de lieu, de territoire, de réseau, de Monde et d'humanité. La mondialisation instaure de nouveaux rapports, pas nécessairement conflictuels, entre le singulier et l’universel.

Ce que le néolibéralisme fait à la démocratie

De 18h à 20h 
Palais des Beaux-Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille

  • Myriam Revault d’Allonnes
    Philosophe
    A récemment publié : pourquoi nous n’aimons pas la démocratie (seuil) ; l’homme compassionnel (seuil) ; le pouvoir des commencements. essai sur l’autorité (seuil)
  • Michaël Foessel
    Philosophe
    A récemment publié : etat de vigilance. critique de la banalité sécuritaire (le bord de l’eau) ; la privation de l’intime (seuil)
  • Modération: Alain Cambier
    Docteur en philosophie professeur en classes préparatoires au lycée faidherbe de lille
Tandis que les États renforcent sans cesse leurs prérogatives sécuritaires, les citoyens semblent manifester de moins en moins de goût pour la démocratie. Tout se passe comme si le néolibéralisme, fondé sur une anthropologie de l'homme économique, favorisait les peurs sociales et le soupçon à l'égard des institutions. Comment comprendre ce nouveau dispositif politique ? Y a-t-il un lien entre la "dé-démocratisation" à laquelle nous assistons et la banalité sécuritaire qui s'est installée en Occident ? Chacun à sa manière, les deux auteurs réunis lors de cette rencontre relisent la philosophie politique (de Hobbes à Foucault) à partir de ces questions du présent

Le commun comme détermination de l’agir

De 18h30 à 20h30 
Sciences Po Lille - 84 rue de Trévise – Lille - M° Porte de Valenciennes

  • Pierre Dardot
    Philosophe.
    A notamment publié : (avec christian laval) la nouvelle raison du monde. essai sur la société néolibérale (la découverte) ; (avec christian laval et el mouhoub mouhoud) sauver marx ? empire, multitude, travail immatériel (la découverte).
  • Christian Laval
    Agrégé de sciences sociales
    A notamment publié : l’école n’est pas une entreprise. le néo-libéralisme à l’assaut de l’enseignement public (la découverte) ; l’homme économique. essai sur les racines du néo-libéralisme (gallimard).
  • Modération: Arnaud Berthoud
    économiste professeur émérite de l’université lille i clerse cnrs
Selon une première approche, le commun serait une détermination de certains biens dont la propriété intrinsèque serait de ne pas être appropriables à titre privé. Ce qui revient à classer les choses en termes de biens « communs », de biens « publics » ou de biens « privés ». Selon une autre approche, le commun devrait être soustrait à la catégorie de l’avoir : ce que nous aurions en partage, ce serait notre condition même d’êtres finis, déterminant comme une communauté du « manque ».Mais le commun n’est ni une détermination inhérente à une certaine catégorie de biens, ni une détermination relevant immédiatement du mode d’être de l’homme. Il est une détermination de l’agir : seul l’agir commun peut donner à des choses de devenir communes tout en produisant une figure inédite du collectif.

Le pain et les miettes. Entre tout et rien, essai de psychanalyse de l’homme actuel (Klincksieck)

De 19h30 à 21h30 
Médiathèque Jean Lévy – Salle de Lecture – 32/34 rue Edouard Delesalle – Lille

en présence de l’auteur :

  • Christian Godin
    Maître de conférences à l’université blaise pascal de clermont-ferrand
    A également publié : la philosophie pour les nuls (générales first), la totalité (6 volumes) (champ vallon) ; le nouveau cours de philo
  • Présentation: Michèle Vergeade-Taibi
    Professeur de philosophie au lycée marguerite de flandres de gondecourt
Dans ce  nouvel essai, Christian Godin emprunte à Freud sa triade  "Névrose, Psychose et Perversion "pour décrypter nos vies en miettes, que plus rien ne semble pouvoir unifier, ni combler. Au travers des  sept dimensions de  son existence : l'être, l'agir, le pouvoir, le voir, l'avoir, le savoir et le dire, c'est le problème de la perte d'un sens global - et commun - de la culture pour  l'homme contemporain qui est  posé. Pessimisme, nostalgie ou passéisme  ?.... Le pain d'aujourd'hui n'aurait-t-il pas toujours moins de goût que celui de l'enfance ?

Quel avenir pour l’école ?

De 20h à 22h 
Palais des Beaux-Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille

  • Marcel Gauchet
    Philosophe, historien, directeur d'études à l'EHESS et rédacteur en chef de la revue Le Débat
    A notamment publié : Le Désenchantement du monde (Gallimard) ; La Démocratie contre elle-même (Gallimard); Conditions de l’éducation (Stock) ; L’Avènement de la démocratie (Gallimard) ; (avec Marie-Claude Blais et Dominique Ottavi) Conditions de l’éducation (Stock) ; (Collectif) De quoi l’avenir intellectuel sera-t-il fait ? (Gallimard)
  • Philippe Meirieu
    Pédagogue, professeur en sciences de l’éducation à l’Université Lyon II
    A notamment publié : Le choix d’éduquer (esf éditeur);  Faire l’ecole, faire la classe (esf) ; Lettre à un jeune professeur (ESF) ; Pédagogie : le devoir de résister (esf) ; lettre aux grandes personnes sur les enfants d’aujourd’hui (rue du monde) ; L’école et son double (jacob duvernet)
  • Présentation: Jean-François Robinet
    Professeur de philosophie en classes préparatoires à Lille
L’Ecole est chose commune, et de ce fait légitimement objet d’inquiétudes et de vives polémiques, puisqu’en l’Ecole se joue le visage de la cité de demain. Pour y voir plus clair, nous posons à nos invités quatre questions. Qu’est-ce qui nous sépare des fondateurs de l’Ecole républicaine : Faut-il rester fidèle à leurs valeurs (et leur méthodologie) ou s’adapter résolument aux nouvelles conditions de notre société ? Comment enseigner : la pédagogie est-elle interne ou externe au savoir disciplinaire ? Quelle est la place de l’autorité à l’Ecole ? Sur quoi se fonde-t-elle ? Qu’est-ce qu’une Ecole juste : comment tenir ensemble l’exigence de démocratisation et la sélection méritocratique ?

2011