Samedi 28 novembre

« J'écrivais les silences...je notais l'inexprimable, je fixais les vertiges... » Le haïku : trois lignes de bonheur entre éternité et temps poétique 

De 11h à 13h
FNAC - 20 rue St Nicolas – Lille

  • Maurice Coyaud,
    Chercheur, linguiste, traducteur
    A notamment publié : Roses, Œillets d’Inde (voyage en Inde) (Pour l’Analyse du Folkore) ; Tanka, haïku, renga : le triangle magique (Belles Lettres)
  • Présentation : Elisa Bozzelli,
    Enseignante, traductrice et responsable d’édition
Le haïku est une esthétique classique venant d’Orient, mais aussi une percée vibrante du quotidien qui a séduit beaucoup de poètes contemporains, une forme en deçà de la littérature mais aussi un modèle d’équilibre poétique quasi-sculpté, une déclamation de la durée de quelque instant mais aussi un long regard sur le calme éternel des dieux.

Labiche, le comique et la mécanique du rire

De 11h ả 13h
Théâtre du Nord – grande salle - Grand Place - Lille

En partenariat avec le Théâtre du Nord.

  • Yannic Mancel,
    Conseiller artistique et littéraire au Théâtre du Nord
  • Gloria Paris,
    Metteur en scène, monte notamment « C’est pas pour me vanter… », d’Eugène Labiche, au Théâtre du Nord à partir du 20 novembre 2009
  • Noël Herpe,
    Historien du cinéma, maître de conférences à l’Université de Caen
  • Arnaud Bouaniche (sr),
    Professeur de philosophie au lycée Marguerite de Flandre de Gondecourt, spécialiste de Bergson 
A propos du théâtre de Labiche on a souvent évoqué la mécanique horlogère, les rouages et les ressorts de son comique, autant de métaphores de précision qui font appel aux notions de temps et de mouvement. René Clair s’en souvint lorsqu’il fonda, en adaptant Labiche de multiples façons, les bases muettes de la comédie cinématographique à la française. Cette table ronde sera aussi l’occasion d’évoquer les trop rares essais sur le rire de notre patrimoine littéraire et philosophique : Baudelaire, Bergson…

La Nouvelle économie psychique, la façon de penser et de jouir aujourd'hui (Eres, 2009)

De à 14h30 à 16h30
Palais des Beaux-Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille

En partenariat avec l’A.L.I. (Association Lacanienne Internationale) et l’Ecole psychanalytique du Nord

  • Charles Melman,
    Psychanalyste, ex-psychiatre des Hôpitaux de Paris, fondateur de l'Association lacanienne internationale (ALI)
    A notamment publié : Problèmes posés à la psychanalyse (Eres) ; La Nouvelle économie psychique : la façon de penser et de jouir aujourd'hui (Eres) ; L'Homme sans gravité (Denoël) ; et de nombreux séminaires (éd. ALI)
  • Discutante : Danielle Cohen-Levinas,
    Professeur de philosophie contemporaine et d’esthétique musicale à l’Université Paris IV - Sorbonne
    A notamment publié : Emmanuel Levinas et les territoires de la pensée (PUF) ; (avec Shmuel Trigano) Emmanuel Lévinas et les théologies (In Press) ; (à paraître) Le siècle de Schoenberg (Hermann)
  • Modérateur : Jean-Pierre Lalloz,
    Professeur de philosophie en lettres supérieures au lycée Faidherbe de Lille, responsable du site www.philosophie-en-ligne.com 
La liberté guide nos pas, mais pour aller où ? La mutation culturelle qui est en cours nous affranchit de la sujétion au père. Si chacun ainsi s'éprouve volontiers maître de soi, c'est pour en faire quoi ?

Penser l’obscurantisme aujourd’hui. Par-delà ombres et lumières (éditions Afrique Orient, 2009)

De 15h à 17h
FNAC - 20 rue St Nicolas – Lille

En présence de l’auteur.

  • Jean Zaganiaris,
    Docteur en science politique, chercheur associé au CURAPP-CNRS (Université de Picardie), enseignant à l’Ecole Supérieure de Communication de Casablanca
    A notamment publié : Spectres contre-révolutionnaires, interprétations et usages de la pensée de Joseph de Maistre (L’Harmattan) ; Croisée des champs disciplinaires et recherche en sciences sociales (PUF)
  • Présentation : Stanislas d’Ornano,
    Docteur en sciences politiques, chargé d’enseignement à l’IEP de Lille
Pour penser l’obscurantisme aujourd’hui, l’auteur privilégie une perspective interactionniste écartant la recherche d’une essence, car on est toujours l’obscurantiste de quelqu’un. Les discours contemporains – exprimant une dimension non seulement religieuse, mais également politique ou sociale – sont ainsi analysés comme des pratiques que l’on ne peut réduire à une opposition entre le « bien » symbolisé par la pensée éclairée et le « mal » incarné par l’irrationalisme et l’idéologie.

Le désœuvrement chorégraphique. Etude sur la notion d’œuvre en danse (Vrin, 2009)

De 15h à 17h
Théâtre de L’Oiseau Mouche- Le Garage – 28, av. des Nations Unies –Roubaix –M° Eurotéléport

En présence de l’auteur.

  • Frédéric Pouillaude,
    Maître de conférences en esthétique et philosophie de l’art à l’Université Paris IV
  • Bernard Sève,
    Professeur d’esthétique et philosophie de l’art à l’Université Lille III
    A notamment publié : L’Altération musicale (Seuil)
  • François Frimat,
    Professeur de philosophie en khâgne au lycée Watteau de Valenciennes, président de l’association Lattitudes Contemporaines
    A notamment publié : Enseigner la morale ? (CRDP Nord Pas-de-Calais)
  • Modérateur : Alain Lhomme,
    Président de l’association Philolille, professeur de philosophie en première supérieure au lycée Faidherbe de Lille
Les différents systèmes inventés pour noter la danse n’ont jamais réussi à s’intégrer aux pratiques chorégraphiques. Les œuvres s’absorbent presque entièrement dans la performance et se transmettent essentiellement par tradition gestuelle et orale. L’idée même d’œuvre est donc, en danse, problématique. Frédéric Pouillaude tire de ce constat une réflexion esthétique rigoureuse et novatrice.

Quand les images prennent position. L’œil de l’histoire 1 (Editions de Minuit, 2009)

De 17h à 19h
FNAC - 20 rue St Nicolas – Lille

  • Georges Didi-Hubermann,
    Philosophe, historien de l’art, professeur à l’EHESS
    A notamment publié : La Survivance des lucioles (Minuit) ; La Ressemblance par contact (Minuit)
  • Présentation: Christiane Vollaire,
    Philosophe, membre du comité de rédaction des revues Pratiques et Chimères
Anachronie, distanciation, montage, cet ouvrage interroge les usages du temps à partir des problématiques politiques qui sous-tendent notre rapport à l'image. Les figures de Brecht, de Lukacs, de Benjamin, y sont affrontées à cette redoutable tâche esthétique : prendre position. Leur temps est celui qui nous demeure constamment en partage : le temps de la guerre, temps polémique qui impose les modalités critiques de la déconstruction.

André Malraux. La politique, la culture (Gallimard)

De 17h à 19h
Palais des Beaux-Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille

  • Janine Mossuz-Lavau,
    Politologue, directrice de recherche CNRS au CEVIPOF
    A notamment publié : La politique, la culture (Folio-Gallimard) ; André Malraux et le gaullisme (Presses de Sciences Po)
  • Christian Ruby,
    Philosophe, chargé de cours à l'Université Paris X - Nanterre et à l'antenne parisienne de l'Université de Chicago
    A notamment publié : L’état esthétique (Castels)
  • Modérateur : Nicolas Righi,
    Professeur de philosophie au lycée Arthur Rimbaud de Sin-le-Noble
Inaugurant la maison de la culture d’Amiens, Malraux déclare : « Le temps vide, c’est le monde moderne. » Considérant que le machinisme, contemporain d’un déclin des religions, a changé le rapport de l’homme et du monde, il confie à la puissance publique la mission de réinvestir ce rapport de sens. A travers l’action d’un ministère – dont cette année est le cinquantenaire – une politique culturelle s’invente alors dont nous sommes encore en partie tributaires. Quel bilan tirer de ce moment fondateur ?

Entrer dans le 21ème siècle en compagnie d’André Gorz

De 19h à 22h
Palais des Beaux-Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille

En partenariat avec les Semaines de la Solidarité Internationale, UTOPIA Nord, la MRES, l’Université Populaire et citoyenne, Les Amis du Monde Diplomatique Nord.

Projection du film « André Gorz, les métamorphoses du travail », de Marian Handwerker (1990, 28’), co-prodution SagaFilm, Syndicat CSC

  • Christophe Fourel,
    Directeur général de l'Agence nouvelle des solidarités actives
    A coordonné l'ouvrage collectif André Gorz, un penseur pour le XXIe siècle (La Découverte)
  • Françoise Gollain,
    Docteur en sociologie, chercheuse indépendante, enseignante associée à l'Open University (Royaume-Uni)
    A notamment publié : Une critique du travail entre écologie et socialisme (La Découverte)
  • Yann Moulier Boutang,
    Professeur de Sciences économiques à l'Université de Compiègne
    A notamment publié : Le capitalisme cognitif (Amsterdam) ; Vers un nouveau monde économique (Descartes & cie)
  • Franz Schandl,
    Docteur en sciences historiques, journaliste indépendant, collaborateur de la revue allemande Krisis
    A notamment publié : Die Grünen in Österreich (Promedia, Wien)
  • Jean Zin,
    Fondateur de la revue Ecorev.
  • Modérateur : Léon Wisznia,
    Lecteur de sociologie 
  • Traduction de l’allemand : Gérard Briche,
    Professeur de philosophie à l’ERSEP de Tourcoing
La question du travail et de ses métamorphoses est au cœur de la philosophie, de la sociologie et de « l'éco-politique » d'André Gorz. Son œuvre anticipe étonnamment  la crise où nous sommes plongés, et décrit patiemment la matrice du naufrage matériel, intellectuel et moral qui s’accomplit sous nos yeux. La minutie de ses analyses, la radicalité de ses intuitions, la sincérité de ses hésitations dessinent un ensemble fécond et stimulant ouvrant en grand la question d'une sortie du capitalisme, ici et maintenant.

2011