En présence de l’auteur.
Depuis des années, Guillaume Paoli, philosophe exilé en Allemagne, s'interroge sur le monde du travail. Celui où l'on perd son âme, à force de désillusions. Propos noirs, où l'auteur démontre qu'il faut « mettre les freins ». Le monde du travail d'aujourd'hui est confronté à l'impérieux besoin de canaliser la « motivation » des salariés. Faute de quoi, l'entreprise est condamnée à terminer sa course au cimetière des « marchés ». Dans une économie où cette logique des « marchés » est omniprésente, la motivation conduit en fait les travailleurs à simuler. Lettre de motivation simulée, comportement de travail simulé, implication simulée… la « motivation » est « pervertie » ...
En présence de l’auteur.
La violence est-elle régie par des mécanismes ? Y a-t-il une différence de degré ou de nature entre le déchaînement chaotique de la violence individuelle et la structure rationalisante de la violence d'Etat ? S'il semble à tous égards souhaitable de l'éradiquer, cette fin est-elle utopique et peut-elle être visée sans violence ? Autant de questions auxquelles Hervé Vautrelle, par un patient travail de distinction et de définition, tente d'apporter des pistes de réponse dans l'opuscule Qu'est-ce que la violence ?
En partenariat avec le Goethe Institut
Alexander Kluge s’entretient avec Béatrice Longuenesse, de la New York University, de la signification du concept de « guter Wille », « bonne volonté », dans la pensée d’Emmanuel Kant.
Si on appelle « constructiviste » la thèse qui veut que nos représentations, conceptions, ou théories soient autant de constructions exprimant en dernière analyse des intérêts ou des stratégies discursives socialement déterminés, alors la question se pose de savoir s’il faut étendre un tel constructivisme à la sphère de la connaissance en tant que telle et soutenir que la vérité elle-même ne serait jamais que l’expression de quelque « volonté de vérité » historiquement déterminée. A cette extension, caractéristique de ce qui est souvent englobé sous le nom de « pensée postmoderne », Paul Boghossian oppose une certain nombre d’arguments qui non seulement valent réfutation mais montrent ce qu’un tel « constructivisme de la connaissance » a de ruineux pour la notion de vérité.
En présence de l’auteur.
Le passage à la modernité capitaliste a entrainé en particulier l’instauration d’un rapport au temps complètement nouveau. Au temps naturel a succédé ce que Moishe Postone nomme le « temps abstrait », en référence au concept marxien de travail abstrait. Dans un ouvrage qui constitue une relecture de la pensée critique de Marx à partir des Grundrisse, Moishe Postone montre que la domination de ce « temps abstrait » est un élément essentiel de la domination sociale exercée par le capital dans les sociétés modernes.
