Citéphilo

Citéphilo est un événement annuel organisé par l'association Philolille. Cette année, du 12 au 29 novembre 2009, retrouvez plus de 90 conférences, avec en ville invitée, Berlin.

Mercredi 25 novembre

Eloge de la démotivation (Lignes, 2008)

De 15h à 17h
FNAC - 20 rue St Nicolas – Lille

En présence de l’auteur.

  • Guillaume Paoli,
    Philosophe, instigateur du mouvement allemand des Chômeurs heureux
    A notamment publié : Manifeste des chômeurs heureux (postface) (Le chien rouge)
  • Présentation : Karine Bocquet,
    Professeur de philosophie au lycée Marguerite de Flandre à Gondecourt
Depuis des années, Guillaume Paoli, philosophe exilé en Allemagne, s'interroge sur le monde du travail. Celui où l'on perd son âme, à force de désillusions. Propos noirs, où l'auteur démontre qu'il faut « mettre les freins ». Le monde du travail d'aujourd'hui est confronté à l'impérieux besoin de canaliser la « motivation » des salariés. Faute de quoi, l'entreprise est condamnée à terminer sa course au cimetière des « marchés ». Dans une économie où cette logique des « marchés » est omniprésente, la motivation conduit en fait les travailleurs à simuler. Lettre de motivation simulée, comportement de travail simulé, implication simulée… la « motivation » est « pervertie » ...

Qu’est-ce que la violence ? (Vrin, 2009)

De 17h à 19h
FNAC - 20 rue St Nicolas – Lille

En présence de l’auteur.

  • Hervé Vautrelle,
    Docteur en philosophie, professeur agrégé de philosophie au lycée Baudelaire, à Roubaix
    A notamment publié : Sartre, Critique de la raison dialectique (Ellipse, 2001)
  • Présentation : Eva Lerat,
    Professeur de philosophie au lycée Baggio de Lille
La violence est-elle régie par des mécanismes ? Y a-t-il une différence de degré ou de nature entre le déchaînement chaotique de la violence individuelle et la structure rationalisante de la violence d'Etat ? S'il semble à tous égards souhaitable de l'éradiquer, cette fin est-elle utopique et peut-elle être visée sans violence ? Autant de questions auxquelles Hervé Vautrelle, par un patient travail de distinction et de définition, tente d'apporter des pistes de réponse dans l'opuscule Qu'est-ce que la violence ?

Alexander Kluge, 1 : La force poétique de la théorie

De 17h15 à 18h
Palais des Beaux-Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille

En partenariat avec le Goethe Institut

  • Projection de : Que signifie la « bonne volonté » ?, film d’Alexander Kluge (Was heisst « guter Wille » ? - Allemagne, 24 minutes, 2007)
Alexander Kluge s’entretient avec Béatrice Longuenesse, de la New York University, de la signification du concept de « guter Wille », « bonne volonté »,  dans la pensée d’Emmanuel Kant.
  • Projection de : Le Gai Savoir de Nietzsche, film d’Alexander Kluge (Nietzsches fröhliche Wissenschaft – Allemagne, 15 minutes, 1999)

La peur du savoir, de Paul Boghossian (Agone, 2009)

De 18h à 20h
Palais des Beaux-Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille

  • Jean-Jacques Rosat,
    Maître de conférences au Collège de France (Chaire de philosophie du langage et de la connaissance), dirige aux éditions Agone la collection Banc d’essais
    A notamment publié : avec J. Bouveresse et D. Chapuis-Schmitz : L’empirisme logique à la limite.Schlick, le langage et l’expérience (CNRS Editions) ; avec J. Bouveresse : Philosophies de la perception : Phénoménologie, grammaire et sciences cognitives (O. Jacob)
  • Bruno Ambroise,
    Chargé de recherche au CNRS, membre du CURAP-ESS, Université de Picardie, Amiens, spécialiste de philosophie du langage et de la connaissance 
    A notamment publié : Qu’est-ce qu’un acte de parole ? (Vrin) ; « Une conception non-scolastique de l'efficacité linguistique : Bourdieu lecteur d'Austin », in A.-M. Lescourret (Ed.), Pierre Bourdieu, un philosophe en sociologie (PUF)
  • Modérateur : Laurent Keiff,
    Chercheur post-doctorant en logique et professeur de philosophie 
Si on appelle « constructiviste » la thèse qui veut que nos représentations, conceptions, ou théories soient autant de constructions exprimant en dernière analyse des intérêts ou des stratégies discursives socialement déterminés, alors la question se pose de savoir s’il faut étendre un tel constructivisme à la sphère de la connaissance en tant que telle et soutenir que la vérité elle-même ne serait jamais que l’expression  de quelque « volonté de vérité » historiquement déterminée. A cette extension, caractéristique de ce qui est souvent englobé sous le nom de « pensée postmoderne », Paul Boghossian oppose une certain nombre d’arguments qui non seulement valent réfutation mais montrent ce qu’un tel « constructivisme de la connaissance » a de ruineux pour la notion de vérité.

Temps, travail et domination sociale (Mille et une Nuits, 2009)

De 20h à 22h
Palais des Beaux-Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille

En présence de l’auteur.

  • Moishe Postone,
    Professeur à l’Université de Chicago (USA)
    A notamment publié : Face à la mondialisation, Marx est-il devenu muet ? (L’Aube)
  • Discutant : Anselm Jappe,
    Écrivain, philosophe
    A notamment publié : Les aventures de la marchandise (Denoël)
  • Interprète : Ibelle Azodi
  • Modérateur : Gérard Briche,
    Professeur de philosophie à l’ERSEP de Tourcoing 
Le passage à la modernité capitaliste a entrainé en particulier l’instauration d’un rapport au temps complètement nouveau. Au temps naturel a succédé ce que Moishe Postone nomme le « temps abstrait », en référence au concept marxien de travail abstrait. Dans un ouvrage qui constitue une relecture de la pensée critique de Marx à partir des Grundrisse, Moishe Postone montre que la domination de ce « temps abstrait » est un élément essentiel de la domination sociale exercée par le capital dans les sociétés modernes.