En partenariat avec l’université pour tous de l’Artois
L’état civil impose dès la naissance une « religion des deux sexes », aujourd’hui contredite par les modes de vie et même la biologie. Cette forme de religion d’Etat a des conséquences discriminatoires par ses interdits (parenté homosexuelle…) et ses prescriptions (réassignation des intersexué(e)s…). Il serait logique que l’Etat laïque renonce à sexuer les citoyens. De même qu'on n’est pas tenu, en droit français, de déclarer sa religion, on est fondé à se demander pourquoi il faudrait déclarer le sexe. L’analyse méthodique des présupposés sur quoi repose cette obligation et des implications qu’aurait sa suppression pose en termes extrêmement originaux la question du statut de la différence sexuelle.
En présence de l’auteur.
Pourquoi une nouvelle biographie de Freud après celles de Ernest Jones et de Peter Gay ? Gérard Huber met en relief un matériau peu interrogé par ses prédécesseurs : l’inanalysé de Freud. Il interroge aussi les rapports de Freud à la philosophie de Nietzsche et de Spinoza.
En présence de l’auteur.
C'est dans les termes de la métamorphose que cet ouvrage nous oblige à penser le temps, là où la trivialité du vécu quotidien rencontre un questionnement dialectique sur la plasticité. Que ce qui arrive puisse agir sur l'être, que l'identité puisse être radicalement modifiée par l'atteinte au corps, c'est ce que le devenir contemporain de la neurobiologie, autant que la simple réalité de la maturation, ou celle ou de la maladie, nous oblige à penser.
De 18h à 20h
Palais des Beaux-Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille
Pour comprendre la singularité de Berlin, il faut reprendre les différentes étapes de son devenir : petite ville du Brandebourg, puis capitale de la Prusse qui devient capitale de l’empire allemand au XIXe, et au XXe siècle centre des convulsions historiques les plus intenses. Il faut aussi interroger les représentations que Berlin se donne à travers ses personnages marquants et sa littérature : le Berlin de Voltaire, le Berlin de Hegel et de Humboldt, le Berlin de Fontane et de Gerhart Hauptmann, le Berlin de Döblin ou de Benjamin...
De 20h à 22h
Médiathèque Jean Lévy – grande salle de lecture du 1er étage - 32-34 rue Edouard Delesalle – Lille
Longtemps, les Antillais ont pu croire qu'ils étaient « sans Histoire », mais cette confiscation était fiction coloniale, et les poètes les premiers ont restitué la Caraïbe à son passé et son avenir. Comme Aimé Césaire qui prophétisait son peuple « debout et libre », Daniel Maximin s'est fait porteur de la « parole due » des Antilles dont l'Histoire s'élance bien au-delà des racines, et continue de s'inventer, à contre-temps.
En partenariat avec Survie Nord et les Semaines de la Solidarité Internationale
En octobre 1995, le magistrat français Bernard Borrel est retrouvé mort au pied d'une falaise près de Djibouti: longtemps la Justice s'est bornée à instruire la thèse du suicide contre toute évidence; l'Etat français vient de reconnaître qu'il s'agit d'un assassinat. Pourquoi les auteurs de ce crime ne sont-ils pas encore arrêtés ? Pour quelles raisons le juge Borrel a t-il été tué ? Quels sont les liens entre la France et Djibouti ?
