Lundi 16 novembre
Wittgenstein. Etat des lieux (Vrin, 2008)
En présence de l’auteur :
- Elisabeth Rigal,
Philosophe
A notamment écrit de nombreux articles sur Wittgenstein et traduit de nombreux textes de lui
A publié Jaakko Hintikka. Questions de logique et de phénoménologie (Vrin) - Présentation : Laurent Keiff,
Chercheur post-doctorant en logique et professeur de philosophie
Wittgenstein, dont la presque totalité de l’œuvre a été publiée à titre posthume à partir des années 50, s’est très vite imposé comme l’une de figures majeures de la pensée du XXème siècle mais sa philosophie, à bien des égards atypique, a fait l’objet d’interprétations divergentes qui ont donné lieu à de multiples controverses. Il convenait de dresser un état des lieux des débats actuellement en cours sur cette philosophie, en vue d’éclairer certains de ses aspects les plus marquants et d’en déterminer la place dans le champ des questions contemporaines.
Diderot philosophe
- Pierre Chartier,
Professeur des universités à l'Université Paris VII - Denis Diderot, Président de la Société Diderot
A notamment publié : Théorie du persiflage (PUF) ; Introduction aux grandes théories du roman (Armand Colin) - Franck Cabane,
Enseignant
A notamment publié : (ouvrage collectif) L'encylopédie du Rêve de D'Alembert de Diderot (CNRS Editions) -
Odile Richard-Pauchet,
Maître de conférences à l’Université de Limoges a notamment publié : Diderot dans les lettres à Sophie Volland. Une esthétique épistolaire (H. Champion). - Modérateur: Aliocha Wald Lasowski,
Philosophe, enseignant à l’Institut Catholique de Lille
Touche-à-tout des sciences, de l’art et des techniques, directeur d’un ouvrage monumental, l’Encyclopédie, Diderot le libertin est l'auteur d’une œuvre littéraire originale et incontestée … Mais quel philosophe est-il ?
L’appel des appels. Pour une insurrection des consciences (Mille et Une Nuits, Fayard, 2009)
En présence des contributeurs :
- Roland Gori,
Psychanalyste, professeur de psychologie et psychopathologie clinique à l’Université d’Aix-Marseille 1, il est l’un des initiateurs du mouvement l’Appel des appels
A notamment publié : La santé totalitaire : essai sur la médicalisation de l’existence (Flammarion) ; Exilés de l’intime : la médecine et la psychiatrie au service du nouvel ordre économique (Denoël) - Serge Portelli,
Magistrat, président de la 12ème Chambre Correctionnelle de Paris, membre du Syndicat de la Magistrature
A notamment publié : Récidivistes. Chroniques de l'humanité ordinaire (Grasset) ; Nicolas Sarkozy, une République sous très haute surveillance (L’Harmattan) ; Archéologie du sujet : Naissance du sujet Tome I (Vrin) ; Archéologie du sujet : La quête de l’identité Tome II (Vrin) - Présentation : Barbara Cassin,
Philologue et philosophe, directrice de recherche au CNRS
Le livre de l'Appel des appels rassemble les professionnels du soin, du travail social, de la justice, de l'information et de la culture, soucieux d'attirer l'attention des Pouvoirs publics et de l'opinion sur les conséquences sociales désastreuses de la "casse" de leurs métiers. Cet ouvrage appelle à une insurrection des consciences pour s'opposer à la transformation de l'Etat en entreprise, au saccage des services publics et à la destruction des valeurs anthropologiques majeures de solidarité, de liberté, de justice et de responsabilité.
L’action culturelle : une sphère pacifiée ?
En partenariat avec les Amis du Monde Diplomatique Nord et le Cinquantenaire du Ministère de la Culture.
- Bernard Faivre d’Arcier,
Directeur du Festival d'Avignon de 1993 à 2003
A notamment publié : Avignon vue du pont. 60 ans de festival (Actes Sud) -
Michel Deguy,
Poète, écrivain, professeur émérite de l’Université Paris VIII, rédacteur en chef de la revue Po&sie, ancien président du Collège International de Philosophie et de la Maison des Ecrivains.
A notamment publié : (Collectif) Les arpenteurs de l’Europe (Actes Sud); L’allégresse pensive (Belin); Desolatio (Galilée). - Présentation : Didier Thibaut,
Directeur de la Rose des Vents
A l’heure ou les stratégies de conquête du secteur marchand se font de plus en plus irrésistibles, l’action culturelle publique subit une instrumentalisation grandissante au profit de fins qui lui sont étrangères : politiques de communication, accompagnement d’ambitions économiques… Ainsi se développent de lourdes opérations, largement appuyées sur des fonds privés, qui visent surtout à en mettre plein la vue à défaut d’éveiller l’esprit et le sens critique. L’action culturelle tendrait-elle à devenir une sphère esthétisante, consumériste, décorative, consensuelle… Bref, pacifiée ? Qu’est ce qui se cache derrière l’assimilation grandissante entre la culture et la fête, derrière le culte de la « modernité » et les grands rassemblements publics ? L’action culturelle doit-elle favoriser les reconnaissances identitaires ou au contraire tendre à ce que les individus s’affranchissent des grandes matrices collectives ? N’est ce pas justement cette dernière exigence qui a fondé son origine : le souci désormais oublié de l’éducation populaire, lui-même héritier de l’idéal émancipateur du siècle des Lumières… ?