Citéphilo

Citéphilo est un événement annuel organisé par l'association Philolille. Cette année, du 12 au 29 novembre 2009, retrouvez plus de 90 conférences, avec en ville invitée, Berlin.

Mardi 18 novembre

Autour de Quine

De 15h à 17h.
Palais des Beaux-Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille.

  • Denis Bonnay,
    agrégé de philosophie, maître de conférences à l’Université Paris X - Nanterre,
    a préfacé (avec S. Laugier) Philosophie de la logique, de W.V Quine (Aubier).
  • Sandra Laugier,
    professeur de philosophie de la connaissance à l’Université de Picardie,
    a notamment publié : (Traduction sous sa direction) Quine : Du point de vue logique. Neuf essais logico-philosophiques (Vrin) ; a préfacé : Relativité de l’ontologie et autres essais de Willard V Quine (Aubier) ; L’anthropologie logique de Quine (Vrin) ; a préfacé avec D. Bonnay Philosophie de la logique, de W.V Quine (Aubier).
  • François Rivenc,
    professeur de philosophie de la logique et du langage à l’Université Paris I,
    a notamment publié : Introduction à la logique pertinente (PUF) ; Sémantique et vérité (PUF).
  • Présentation : Laurent Keiff,
    chercheur post-doctorant en logique et professeur de philosophie.

Willard van Orman Quine est sans doute l'un des philosophes les plus importants de la seconde moitié du vingtième siècle. Ses idées ont marqué durablement les champs problématiques qu'elles visaient, qu'il s'agisse des rapports entre le langage et la réalité, le statut respectif de la logique et des mathématiques, de la distinction analytique/synthétique, du statut de l'épistémologie. Les thèses, souvent provocantes, qu'il a défendues restent aujourd'hui aux coeur des débats philosophiques, bien au delà des limites de la philosophie analytique.

De la philosophie au cinéma, et retour

De 17h à 19h.
FNAC - 20 rue St Nicolas – Lille.

  • Ollivier Pourriol,
    agrégé de philosophie, romancier, organisateur du cycle Ciné-Philo au MK2 Bibliothèque,
    A notamment publié : Cinéphilo (Hachette Littératures)
  • Présentation : Jean-Jacques Melloul,
    professeur de philosophie en première supérieure au lycée Faidherbe.

Il y a plusieurs manières de donner à entendre et à voir la philosophie. Le cinéma en est une, royale. Il suffit de frayer un passage des concept aux images cinématographiques pour qu'apparaisssent des rapprochements surprenants entre une fiction cartésienne et Matrix ou entre l'Ethique de Spinoza et l'Enfer de Chabrol. Pour l'amateur des deux, le gain est considérable puisque le plaisir des images et celui des concepts en sortent renforcés l'un et l'autre, l'un par l'autre.

La morale a-t-elle un sexe ?

De 17h30 à 19h30.
Palais des Beaux-Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille.

  • Dominique Méda,
    philosophe, inspectrice générale des affaires sociales, Directrice de recherches au Centre d’Etudes pour l’Emploi,
    a récemment publié : Le Temps des femmes. Pour un nouveau partage des rôles (Flammarion) ; Au delà du PIB. Pour une autre mesure de la richesse (Champs Actuel) ; Faut-il brûler le modèle social français ? (Seuil).
  • Patricia Paperman,
    sociologue, maître de conférences à l’Université de Paris VIII Saint Denis,
    a notamment publié : La couleur des pensées : sentiments, émotions, intentions (avec Ruwen Ogien) (éd. de l’EHESS) ; Marque et stigmate : Femmes immigrées dans le monde du travail (Collectif) (Arkhos-Recherches) ; Le Souci des Autres, éthique et politique du care (avec S. Laugier) (EHESS).
  • Pascale Molinier,
    psychologue, maître de conférences en psychologie à la chaire “Psychanalyse, santé, travail” du CNAM,
    a récemment publié : L’énigme de la femme active, égoïsme, sexe et compassion (Payot-Rivages) ; Les enjeux psychiques du travail (Payot) ; Cahiers du genre, N° 43 : Genre, féminisme et valeur de l'art (L’Harmattan).
  • Présentation : Sandra Laugier,
    philosophe, professeur à l’Université de Picardie, membre du comité de rédaction de la revue Multitudes.

Le livre de Carol Gilligan, Une si grande différence, a servi de catalyseur aux débats féministes sur l’éthique du care (mal traduit par le mot "sollicitude"). Si les analyses en termes de genre sont désormais connues en France, l’idée de care n’a pas trouvé un accueil aussi évident. Il a fallu le développement de l’intérêt public pour les questions d’aide aux personnes vulnérables, pour les nouveaux problèmes sociaux et politiques engendrés par la situation inégalitaire des travailleuses/eurs du care et leur circulation au niveau mondial, pour que les questions théoriques liées au care trouvent une nouvelle pertinence.

Crise financière ou crise du capitalisme financier ?

De 17h30 à 19h30.
Sciences Po Lille – amphi A - 84, rue de Trévise – Lille (Métro Porte de Valenciennes).

En partenariat avec ATTAC - Métropole.

  • Antoine Plihon,
    économiste, professeur à l’Université de Paris XIII,
    a récemment publié : Le nouveau capitalisme (La Découverte).
  • Antoine Rebérioux,
    économiste, maître de conférences à l’Université Paris X - Nanterre,
    a notamment publié : (avec Michel Aglietta) Dérives du capitalisme financier (La Découverte).
  • Modérateur : Laurent Cordonnier,
    économiste, maître de conférences à l’Université de Lille I.

La crise financière a d'ores et déjà atteint l'économie réelle. Nul doute qu'elle amènera à remettre en cause quelques dogmes sur la manière d'organiser la finance. Mais cette remise en cause ira-t-elle jusqu'à refermer la page du capitalisme financiarisé... cette phase du capitalisme durant laquelle la domination des actionnaires sur l'entreprise (et les salariés) ainsi que l'inflation sur les marchés d'actifs ont constitué la pièce centrale.

La légitimité démocratique (Seuil)

De 19h30 à 21h30.
Palais des Beaux-Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille.

En partenariat avec l’UFR de philosophie de l’Université de Lille III.

En présence de l’auteur :

  • Pierre Rosanvallon,
    historien, professeur au Collège de France, président de La République des Idées,
    a notamment publié : La contre-démocratie. La démocratie à l’âge de la défiance (Point)
  • Présentation : Patrice Canivez,
    professeur de philosophie morale et politique à l’Université Charles de Gaulle Lille III.

La légitimité démocratique est souvent réduite à sa définition électorale : est légitime celui ou celle qui est couronné(e) par le suffrage. Cette conception est très insuffisante pour rendre compte des titres à parler et à décider « au nom de la société ». D’autres légitimités viennent désormais s'ajouter à l’onction électorale. Elles procèdent de trois principes : la proximité, l'impartialité et la réflexivité. Ce livre fait l’histoire des débats et des problèmes qui ont marqué, en France comme dans le reste du monde occidental, cette construction d’une légitimité multiple. Il prolonge ainsi la réflexion engagée par l'auteur dans La Contre-Démocratie sur les travaux de la démocratie en dehors de son cadre électoral-représentatif.

Qui a peur de Charles Darwin ?

De 20h à 22h.
Lycée Faidherbe – 9 rue Armand Carrel – Lille - Salle des conférences (rdc) - M° Porte de Douai.

  • Alain Prochiantz,
    professeur au Collège de France, membre de l’Académie des Sciences, directeur de recherches au CNRS, directeur du département de biologie de l’Ecole Normale Supérieur,
    a notamment publié : (avec Jean-François Peyret) Les variations Darwin (Odile Jacob).
  • Thomas Lepeltier,
    historien des sciences et journaliste, chargé de cours à l’Université d’Oxford,
    a notamment publié : Darwin hérétique : l’éternel retour du créationnisme (Seuil)
  • Michel Raymond (sr),
    chercheur en biologie évolutive à l'institut des sciences de l'évolution de Montpellier,
    a notamment publié : Cro-Magnon toi-même ! Petit guide darwinien de la vie quotidienne (Seuil).
  • Présentation :
    • Laurent Keiff,
      chercheur post-doctorant en logique et professeur de philosophie.
    • Nicolas Witkowski,
      écrivain et éditeur,
      a notamment publié : Une histoire sentimentale des sciences (Seuil) ; Le dictionnaire culturel des sciences (Regard) ; Papillonnage. Une histoire culturelle du papillon (Seuil).
       

Hasard et sélection. Deux grands mots suffisent à résumer la théorie de l'évolution de Darwin. Le pouvoir explicatif de ce couple à succès ne se dément pas : il trouve sans cesse de nouvelles applications en biologie, mais heurte sans répit, parallèlement, un public hypersensible à toute forme de biologisation de l'humain. Sommes-nous condamnés à rejouer l'éternelle querelle du singe ? A l'occasion du bicentenaire de la naissance de Darwin, et du cent-cinquantenaire de la publication de L'origine des espèces, ce débat envisagera d'autres façons, plus actuelles, d'être darwinien aujourd'hui.