Samedi 15 novembre
Pourquoi est-on malade de son identité ?
En partenariat avec l’Ecole Psychanalytique du Nord et l’ALI (Association Lacanienne Internationale).
- Stéphane Thibierge,
psychanalyste, ancien élève de l'ENS, agrégé de philosophie et docteur en psychologie, maître de conférences et directeur en psychopathologie à l'Université de Poitiers,
a notamment publié : Clinique de l’identité (PUF) ; L'image et le double. La fonction spéculaire en pathologie (Erès). - Présentation : Jean-Pierre Lalloz,
professeur de philosophie en lettres supérieures au lycée Faidherbe de Lille, responsable du site www.philosophie-en-ligne.com.
Narcissisme et constante demande de reconnaissance caractérisent notre époque, faisant de l’identité non plus une interrogation mais une passion. Pour comprendre ce qui apparaît ainsi comme un symptôme, il faut remonter aux principes et aux conditions de l’identification et de la reconnaissance telles que la clinique de la psychose permet de les dégager.
Corbin et Massignon, découvreurs de la philosophie islamique
En partenariat avec l’Institut Avicenne des Sciences Humaines dans le cadre des Jeudis d’Avicenne.
- Souâd Ayada,
professeur de philosophie,
a notamment publié : Avicenne (Ellipses) - Christian Jambet,
professeur agrégé de philosophie en classe de lettres supérieures au lycée Jules Ferry, enseigne la philosophie islamique à l’Institut d'Études Iraniennes.
Louis Massignon et Henry Corbin nous ont offert deux voies d’accès au monde iranien. Louis Massignon le fit en montrant l’apport iranien à l’islam arabe, Henry Corbin en mettant en valeur la continuité de la culture iranienne et en révélant la spécificité de l’islam shî’ite. Tous deux ont aidé à connaître la philosophie mystique de l’Iran dans sa longue durée.
Rééditer Marx aujourd’hui
- Isabelle Garo,
philosophe, présidente de l’association GEME (Grande Edition Marx-Engels), professeur de première supérieure au lycée Chaptal de Paris,
a notamment publié : Karl Marx : Critique du programme de Gotha (1er volume GEME) ; Marx, une critique de la philosophie (Seuil). - Présentation : Alain Lhomme,
professeur de philosophie en première supérieure au lycée Faidherbe de Lille.
La GEME a pour ambition de reprendre le projet d’une édition complète (et entièrement retraduite en français) des œuvres de Marx et Engels et de contribuer à l'élaboration des outils critiques et scientifiques nécessaires. En organisant un séminaire permanent, des journées d’étude et des colloques, ouverts aux spécialistes comme au public, et en publiant une revue dédiée.
Qu’est-ce que la philosophie islamique ?
En partenariat avec l’Institut Avicenne des Sciences Humaines dans le cadre des Jeudis d’Avicenne.
- Mehdi Mohaghegh,
spécialiste de la littérature persane, de la philosophie et des études islamiques. - Présentation : Sima Orsini-Sadjed,
professeur de persan classique et moderne à l’Université d’Oxford.
Qu’est-ce que la philosophie islamique ? Comment, après avoir été dans un premier temps rejetée par les religieux shî’ites, la philosophie – entrée dans le monde de l’islam par le biais du grec – parvint-elle à concilier en un système cohérent la pensée mystique, les positions théologiques et la raison ? Retour sur quelques concepts clés tels que l’existence et l’essence, le bien et le mal, l’essence et les attributs de Dieu, le libre arbitre et la prédestination.
Atelier de calligraphie persane
En partenariat avec Attacafa – 22ème Festival Pluriel.
- Shiva Nazemzadeh,
professeur de calligraphie en Iran.
Afin d'approfondir l'immersion dans la culture persane, Citéphilo et Attacafa mettent sur pied une série d'ateliers vous offrant la possibilité de vous initier à la calligraphie iranienne. Invitée pour l'occasion, l'artiste Shiva Nazemzadeh, animera ces ateliers et vous transmettra de quoi mieux appréhender cet art ancestral. Il est prudent de réserver.
L’Iran ancien, une vieille connaissance
- Clarisse Herrenschmidt,
anthropologue, philologue, chercheuse au CNRS, spécialiste de l’Iran perse et élamite,
a notamment publié : Les trois écritures . Langue, nombre et code (Gallimard).
L’Europe et l’Iran n’ont ni frontière matérielle ni frontière impalpable commune. L’Europe et l’Iran s’accompagnent, vieux témoins réciproques, charmés et chamailleurs. C’est au cours de la longue histoire de l’Iran ancien, commencée vers –3000 quand les Élamites se mettent à écrire et qui dure jusqu’à la conquête musulmane – ce qui constitue une coupure assez arbitraire, que tout se joua, avec des acteurs admirables : Zarathoustra, Darius, Xerxès, Eschyle, Hérodote, Démocrite, Esther, Assuérus. Toujours un petit peu vivants, en nous…
L’identité paradoxale des personnages de papier
- Jean-Pierre Cometti,
philosophe et traducteur, professeur de philosophie à l’Université de Provence,
a notamment publié : Les arts de masse en question (La Lettre Volée) ; L’art sans qualité (Farrago) ; Arts, modes d’emploi. Esquisse d’une philosophie de l’usage (La Lettre Volée). - Présentation : Alain Cambier,
docteur en philosophie, professeur en classes préparatoires au lycée Faidherbe.
L’existence des êtres de fiction tient matériellement à peu de choses : un nom inscrit sur un support de nature variable, le plus souvent fait d’encre et de papier. Pourtant, leurs pouvoirs, la place qu’ils occupent dans l’imaginaire individuel ou social semblent parfois plus importants que ceux reconnus aux individus qui existent ou ont existé « en chair et en os ». Ainsi se pose la question de leur identité paradoxale. Comment expliquer leurs « effets de réel » si puissants, alors qu’ils ne se rapportent qu’à un monde « possible » ? Cette question sera examinée à la lumière de quelques concepts propres à une philosophie de la fiction pour saisir ce qui se trame dans la constitution à la fois si précaire et si prégnante des « personnages de papier ».
Arabe / Persan : langues en conflit ? Les enjeux de la traduction en Iran : le cas du Coran
En partenariat avec l’Institut Avicenne des Sciences Humaines dans le cadre des Jeudis d’Avicenne.
- Azartash Azarnoush,
linguiste, professeur de littérature arabe à l’Université de Téhéran, ancien directeur du département d’études arabes de la Grande Encyclopédie de l’Islam,
a notamment publié en anglais : A guide to the influence of Persian language in Arabic language ; A history of Arabic language and culture ; A contemporary dictionary of Arabic to Persian. - Barbara Cassin,
philologue et philosophe, directrice de recherches au CNRS,
a notamment publié : Avec le plus petit et le plus inapparent des corps (Fayard), Vocabulaire Européen des Philosophies, dictionnaire des intraduisibles (Seuil-Le Robert).
Les Iraniens ont attendu trois siècles avant de traduire le Coran. Pourquoi attendre si longtemps ; qui les en empêchait et pour quelles raisons ? Depuis la première traduction jusqu’au siècle dernier nous identifions plus de 850 traductions. Quelle est l’évolution de ces traductions ? La langue particulière de ces traductions mot à mot a fortement influencé la prose persane; en quoi les conséquences de cette influence persistent-elles encore dans la vie culturelle des iraniens ?
Vivre la boxe : le « noble art » comme expérience limite
- Alexis Philonenko,
philosophe, historien de la boxe,
a notamment publié : Mohamed Ali (Bartillat) ; Histoire de la boxe (Bartillat). - Mahyar Monshipour,
boxeur professionnel, 6 fois champion du monde WBA. - Daniel Illemay,
boxeur (boxe anglaise, kick-boxing, karaté), vice-champion du monde de boxe, poète.
a notamment publié : La ravine des espoirs (éd. IDOM). - Présentation : Gérard Briche,
professeur de philosophie à l’ERSEP de Tourcoing.
Que l’art du poing ne soit pas seulement celui de donner et de recevoir des coups, Elise Dürr l’a brillamment montré dans l’anthologie qu’elle a publiée chez l’Elocoquent : « Ecrit dans les cordes ». Et la figure d’Arthur Cravan, un exemple entre mille, prouve que la boxe est plus et surtout autre chose qu’un sport où l’engagement personnel est particulièrement mis en évidence. Pour poser sur la boxe un autre regard que celui de la fascination naïve ou de la méfiance ignorante, on invite ce soir à une rencontre où des boxeurs confirmés et des amateurs éclairés montreront que vivre jusqu’au bout de ses poings mérite mieux que des mythologies approximatives.
Le Divân, de Hâfez de Chiraz (Verdier)
En présence du traducteur :
- Charles-Henri de Fouchécour,
spécialiste de la langue et de la littérature persane classique, professeur émérite de l’Université Paris III – Sorbonne Nouvelle,
a notamment traduit : Le Divân - Oeuvre lyrique d’un spirituel en Perse au XIVe siècle de Hâfez de Chiraz (Verdier) ; a participé à la revue Iran, un monde en mouvement (Collectif) (éd. Magellan & Cie ). - Barbara Cassin,
philologue et philosophe, directrice de recherches au CNRS.
Hâfez est le poète majeur de la poésie lyrique persane. Il vécut au quatorzième siècle à Chiraz. Les mots de ses poèmes sont ceux des spirituels de son temps, aussi ceux des fêtes à la cour, ceux des soldats ou de la chasse, du commerce, du jardin ou de la rue. Mais ses poèmes sont surtout habités du désir de voir le visage de l’Aimé, désir que ne font qu’aviver toutes les réalités du monde. Et si Hâfez jouit en Iran d’un prestige populaire qui ne s’est jamais démenti, c’est peut-être parce que l’amour a dans son œuvre une place si éminente qu’il semble effacer les frontières entre l’humain et le divin.