La philosophie de Gilbert Simondon (1924-1989) bénéficie depuis 1990 d'un intérêt renouvelé, et la portée de ses réflexions dans le domaine ontologique, épistémologique et technologique en fait désormais l'un des plus grands philosophes français du XXe siècle, à l'égal de Merleau-Ponty ou de Deleuze. C'est son projet fondamental de proposer un « nouvel encyclopédisme » pour résoudre les problèmes de la relation de l'homme à la technique qu'il s'agit aujourd'hui d'interroger, car il permet non seulement de comprendre la profonde cohérence de sa démarche pour penser l'individualité du niveau physique au niveau social, mais surtout de dégager la puissance considérable de sa critique d'un humanisme uniquement fondé sur le rejet de la technique. Jean-Hugues Barthélémy, grand spécialiste français de Simondon, nous montre ainsi dans son dernier ouvrage que l' « encyclopédisme génétique » est à la fois le sens de la philosophie de Simondon et une voie nouvelle pour répondre à la crise du sens qui ravage notre société.
En présence de l’auteur :
Après les forces du mal européennes, de genèse chrétienne, voici le "pré de malédiction" - cette expression d'Empédocle d'Agrigente qui désignait le lieu où agit le démon de la discorde, de la haine, du mal - investi par celles d'islam. L'horreur se déplace ainsi à travers les croyances, les langues, les nations, les peuples, les cultures. Des communautés croient y gagner leur régénération, mais elles dégénèrent et s'abîment. Pour sortir de ce pré, nous devons le savoir et agir en conséquence, dénoncer l'inacceptable et donc le désigner sans relâche.
On redécouvre aujourd’hui les vues anti-cartésiennes de John Locke sur l’identité personnelle, qui récuse toute approche substantialiste visant à faire du moi une « chose ». Il s’agit ici de présenter, dans un langage contemporain, ce qui fait l’originalité de sa conception de la conscience et de souligner en quoi elle permet de résoudre certaines « énigmes du moi », qu’elles soient d’ordre métaphysique (Qu’est-ce que le moi ?) ou d’ordre psychologique (Qui suis-je, moi ?).
En partenariat avec l’Institut Avicenne des Sciences Humaines dans le cadre des Jeudis d’Avicenne.
La philosophie en Iran vit encore aujourd'hui, comme en ses origines, avec une intensité inconnue des autres pays de l'Orient et de l'Occident musulmans. En Iran, depuis le mazdéisme jusqu'à l'Islam, la philosophie modifie les religions, en intègre les leçons dans une vision métaphysique des mondes qui est aussi une sagesse. Cette "sagesse éternelle", comme l'appellent les iraniens, s'exprime sous les formes variables de traités, commentaires, vastes systèmes, poème, art pictural, conseils moraux, de la connaissance mystique, ou de la connaissance ordinaire des choses de la vie. L’Iran nous adresse son héritage Grec et son recueil de messages prophétiques sous la forme de spiritualités philosophiques multiples, où le souci de l'Unité divine est tempéré par le souci de la personne humaine et de sa dignité intemporelle.
En partenariat avec Attacafa – 22ème Festival Pluriel.
Afin d'approfondir l'immersion dans la culture persane, Citéphilo et Attacafa mettent sur pied une série d'ateliers vous offrant la possibilité de vous initier à la calligraphie iranienne. Invitée pour l'occasion, l'artiste Shiva Nazemzadeh, animera ces ateliers et vous transmettra de quoi mieux appréhender cet art ancestral. Il est prudent de réserver.
« Comment situer notre condition historique, puisque nous nous trouvons pour ainsi dire dans l’entre-deux, c’est-à-dire dans un monde qui n’est ni vraiment traditionnel au sens strict du terme ni même moderne. Ce monde est et n’est pas à la fois. Il se trouve si l’on veut entre le plus jamais et le pas encore, entre ce qui ne sera plus jamais comme avant et ce qui n’a pas encore atteint son terme. Et c’est dans cette béance que nous nous trouvons. Quels sont les effets négatifs ou disons plutôt «pathologiques » de cet état de choses ? Cette situation de l’entre-deux a-t-elle des avantages qui feraient de nous des gens jouissant d’une sensibilité plus riche et plus ample ? Cet état de choses se confine-t-il uniquement à un espace culturel particulier ou est-il devenu, en raison de la mondialisation, de la virtualisation et de la civilisation planétaire, le lot de tout un chacun, tout en ayant des traits spécifiques ».
