Mardi 11 novembre
Atelier de calligraphie persane
Brève histoire de la calligraphie, suivie d’ateliers successifs tout au long de la journée de calligraphie au Kalam et au roseau...
- Amar Saidi,
professeur de calligraphie.
Bourdieu, vers une économie du bonheur (Flammarion)
- Marie-Anne Lescourret,
philosophe, traductrice, musicologue et biographe, professeur d'esthétique à l'Institut d'histoire de l'art de l'université Marc Bloch de Strasbourg,
a notamment publié : Claudel (Flammarion) ; Goethe. La fatalité poétique (Flammarion) ; Introduction à l’esthétique (Flammarion). - Présentation : Jean-François Rey,
professeur de philosophie à l’IUFM de Lille.
Vaste synthèse des travaux de Bourdieu, cette biographie, la première permet de "voir" un intellectuel en actes, renouvelant profondément la sociologie française bien au-delà des pratiques académiques et du public universitaire. Mais c'est aussi la biographie comme pratique d'écriture et de recherche qui sera questionnée: entre empathie et érudition.
Le nouveau prolétariat
En partenariat avec la revue Cités et l’association Travail et Culture.
- Raphaël Draï,
professeur de sciences politiques à l’Université d’Aix-Marseille III et à l’IEP d’Aix en Provence,
a récemment publié : Le pays d’avant (Michalon) ; La république brûle-t-elle ? (Michalon) ; L’état purgatoire. La tentation post-démocratique (Michalon). - Michela Marzano,
philosophe, chercheur au CNRS,
a notamment publié : Extension du domaine de la manipulation (Grasset) ; L’éthique appliquée (PUF) ; La mort spectacle : enquête sur l’horreur-réalité (Gallimard). - Didier Deleule,
philosophe, traducteur, professeur émérite à l’université Paris X-Nanterre,
a notamment publié : Hume et la naissance du libéralisme économique (Aubier Montaigne). - Présentation : Yves-Charles Zarka,
professeur à l'Université de Paris Descartes (Sorbonne), chaire de philosophie politique, directeur de la revue Cités et directeur de collections aux Presses Universitaires de France
Le prolétariat n’a pas disparu avec l’idéologie révolutionnaire. Il a simplement changé, parce que le statut du travail et du salariat a changé, parce que le monde a changé. Le prolétariat s’est mondialisé et il s’est morcelé. Le prolétariat désigne moins aujourd’hui la condition d’une classe particulière de la société (la classe ouvrière) par opposition à une autre (la bourgeoise) qu’il ne regroupe une part plus ou moins importante de la population comportant des individus issus de classes différentes, mais qui se trouvent mis dans une situation d’exploitation, de pauvreté et de misère. Ce n’est pas, ainsi que le pensait Marx, le salariat qui fait le prolétaire, mais la dégradation et la précarisation du salariat qui s’étend chaque jour un peu plus.
Exercices de la démocratie : entre Foucault et Castoriadis
- Mathieu Potte-Bonneville,
professeur de philosophie en classes préparatoires au lycée Jean-Jaurès de Montreuil, directeur de programme au Collège international de philosophie,
a notamment publié : Foucault (Ellipses) ; D’après Foucault. Gestes, luttes, programmes (avec Philippe Artières) (Les Prairies Ordinaires) ; Michel Foucault, l’inquiétude de l’histoire (PUF). - Présentation : Karine Bocquet,
professeur de philosophie au lycée Marguerite de Flandre à Gondecourt.
Définir la démocratie par les droits de l’homme et l’Etat de droit, c’est résumer celle-ci à la traduction juridique et constitutionnelle d’une série de principes fondamentaux. Qu’en est-il, toutefois, du sujet de la démocratie, mais aussi des sujets collectif et individuel qui y sont exigés ? En explorant l’exemple de l‘Athènes classique, Castoriadis et Foucault ont, au début des années 1980, posé en même temps ces questions neuves dans leurs séminaires respectifs aujourd'hui publiés. Une conclusion commune émerge : à la lumière des Grecs, il n’est de démocratie qu’exercée, de communauté démocratique que précaire, et de citoyenneté qu’inconfortable.
Identité d’un gourmet
En partenariat avec le Magazine Littéraire (à l’occasion de la parution du numéro de novembre 2008 sur littérature et gastronomie)
- Allen Weiss,
écrivain éclectique, érudit et prolixe, metteur en scène et professeur de théorie du cinéma et des arts du spectacle à New York,
a notamment publié : Autobiographie dans un chou farci (Mercure de France) ; Comment cuisiner un phénix (Mercure de France)/ - Présentation : Eva Lerat,
professeur de philosophie au lycée Baudelaire de Roubaix.
Brillat Savarin invitait, par son ouvrage Physiologie du goût, à des Méditations de Gastronomie Transcendante. De même, Allen S. Weiss, par le détour des milliers de manières d’accommoder le chou farci ou de cuisiner le phénix, animal fabuleux, cisèle les contours d’une véritable esthétique de la gastronomie et nous guide au travers des paysages riches en saveurs de la mythologie, de la littérature, de la philosophie…, dans l’imaginaire gastronomique. Si nous sommes ce que nous mangeons, ce que nous mangeons ne se réduit certainement pas à de simples aliments, fussent-ils accommodés subtilement ; c’est d’un véritable être au monde qu’il s’agit en gastronomie, et il en va de notre esprit bien plus peut-être encore que de notre estomac.
Marx, les raisons d’une renaissance
En partenariat avec le Magazine Littéraire (à l’occasion de la parution du numéro d’octobre 2008 sur Marx).
- Pierre Macherey,
professeur honoraire à l’Université de Lille III,
a récemment publié : Marx 1845 - Les « thèses » sur Feuerbach (Amsterdam) ; (collectif) Lire Le capital (PUF). - Miguel Abensour,
professeur émérite de philosophie politique à l’Université Paris VII Jussieu, directeur de la collection Critique de la Politique chez Payot,
a notamment publié : La démocratie contre l’Etat : Marx et le moment machiavélien (Editions du Félin) ; Maximilien Rubel, pour redécouvrir Marx (Sens & Tonka). - Daniel Bensaïd,
professeur de philosophie à l’Université Paris VIII Saint-Denis,
a également publié : Les dépossédés. Karl Marx, les voleurs de bois et le droit des pauvres (La Fabrique) ; Fragments mécréants : sur les mythes identitaires et la république imaginaire (Essais). - Présentation : Maxime Rovère,
agrégé et docteur en philosophie.
Avec la chute du mur de Berlin, l’étoile de Marx semblait avoir définitivement pâli. Mais la crise financière qui fait trembler la mondialisation sur ses bases remet son analyse du capitalisme et ses prophéties au goût du jour. Cent quarante ans après la publication du Capital, Marx mérite d’être lu à nouveaux frais. Mais quel Marx, au juste ? L'économiste, le sociologue, le philosophe ou le militant politique ? Le Marx du marxisme – et de quel marxisme ? -, ou celui des textes - et de quels textes ?