Citéphilo

Citéphilo est un événement annuel organisé par l'association Philolille. Cette année, du 12 au 29 novembre 2009, retrouvez plus de 90 conférences, avec en ville invitée, Berlin.

Jeudi 6 novembre

 Le commencement d’un monde : vers un monde métisse (Seuil)

De 18h à 20h.
Palais des Beaux-Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille.
 

En présence de l’auteur :

  • Jean-Claude Guillebaud,
    journaliste et écrivain.
    a également publié : La refondation du monde (Points)
  • Présentation : Marc Riglet,
    journaliste à Lire, ancien directeur de la rédaction de France Culture

Nous sommes au commencement d'un monde. Vécu dans la crainte, ce prodigieux surgissement signe la disparition de l'ancien monde, celui dans lequel nous sommes nés. Pourtant, la sourde inquiétude qui habite nos sociétés doit être dépassée. Le monde «nouveau» qui naît sous nos yeux est sans doute porteur de menaces mais plus encore de promesses. Il correspond à l'émergence d'une modernité radicalement «autre». Elle ne se confond plus avec l'Occident comme ce fut le cas pendant quatre siècles. Au-delà des apparences, les «civilisations» se rapprochent les unes des autres. Nous sommes en marche vers une modernité métisse.

 La peur des barbares. Au-delà du choc des civilisations (Robert Laffont)

De 20h à 22h.
Palais des Beaux-Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille

En présence de l’auteur :

  • Tzvetan Todorov,
    sémiologue, historien, essayiste, directeur de recherche honoraire au CNRS
    a également publié : L’esprit des Lumières (LGF) ;
    a préfacé : L’orientalisme : L’orient créé par l’Occident d’Edward Said (Seuil)
  • Présentation : Alain Cambier,
    docteur en philosophie, professeur en classes préparatoires au lycée Faidherbe

Vouloir préserver à tout prix son intégrité culturelle conduit non seulement à se bercer d’illusions sur sa propre identité, mais surtout à rejeter les autres dans une altérité radicale. Ainsi, Tzvetan Todorov formule ce paradoxe : la peur des barbares induit elle-même la barbarie… Aucune identité collective n’est figée définitivement et toute société humaine est pluriculturelle. C’est pourquoi la façon d’invoquer les notions d’identité nationale ou d’identité européenne peut prêter aux pires confusions et favoriser de redoutables manipulations politiques.