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Citéphilo - Hauts-de-France

Le droit français s’est profondément modifié depuis la seconde partie du XXe siècle, révisant les règles de succession et les principes du divorce en neutralisant les « effets de genre » pour aller vers une égalité entre hommes et femmes. Et pourtant, lors des partages patrimoniaux, la position des femmes au sein des familles - filles, mères ou sœurs - est systématiquement défavorable surtout lorsque la transmission d’une entreprise est en jeu. De même la répartition des biens lors des divorces, minorent toujours la part des épouses et ce qui leur revient. Fruit de vingt ans de recherches, ce livre montre que « le capital a un genre ». À partir d’une enquête de terrain avec le concours des notaires et des avocats, les auteures analysent comment les mécanismes de contrôle et de distribution du capital, s’ils varient selon les classes sociales, aboutissent toujours à la dépossession des femmes. Il soulève une question peu mise à jour : comment le droit - aussi neutres ses règles soient-elles - finit par basculer du côté de l’appropriation masculine du capital.

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